Selon un nouveau rapport (en anglais) de l'Institut des politiques migratoires, les immigrant(e)s constituent actuellement près d'un cinquième des effectifs dans l'ECEC (éducation et services de la petite enfance) aux Etats-Unis, une proportion légèrement plus élevée que dans les autres domaines. 

Ces travailleurs/euses immigrant(e)s - et la diversité culturelle et linguistique qu'ils/elles apportent sur le terrain - sont cependant largement sur-représenté(e)s dans les secteurs moins qualifiés et moins rémunérateurs de la profession, comme la garde d'enfants à domicile. Peu d'entre eux/elles occupent des postes à responsabilité : directeurs/trices de centres ou enseignant(e)s en pré-scolaire par exemple.

Malgré la demande croissante pour des services de l'ECEC sensibles aux dimensions culturelle et linguistique, ces compétences sont rarement reconnues comme importantes pour les travailleurs/euses de l'ECEC. Moins d'un quart des effectifs parle une langue autre que l'anglais. Il existe en outre un déséquilibre entre l'évolution de la diversité des langues parlées par les enfants immigrant(e)s et leurs familles et les langues généralement parlées par les travailleurs/euses de l'ECEC.

L'objectif premier du rapport est de mieux comprendre les caractéristiques uniques des travailleurs/euses immigrant(e)s afin d'assurer que leurs besoins se reflètent dans les efforts politiques visant à étendre et améliorer les services de l'ECEC pour les jeunes enfants. Le rapport étudie les tendances démographiques et socioéconomiques chez les enfants d'origine immigrante (5 ans et moins) susceptibles de s'inscrire dans des programmes d'ECEC d'une part et chez les travailleurs/euses de l'ECEC aux Etats-Unis d'autre part. Il aborde également les implications politiques et les possibilités de soutenir l'avancement des travailleurs/euses immigrant(e)s de l'ECEC dans le cadre d'un effort général pour améliorer la qualité des effectifs de la petite enfance.