Dans le cadre de son mouvement de lutte contre la fin de garantie de prestations de retraite dans le secteur britannique de l'enseignement supérieur, le University and College Union avait écrit au Ministère de l’Intérieur afin d’obtenir des informations claires sur l'exclusion d'actions de grève légales de la limite annuelle de 20 jours d'absence non rémunérée, s'appliquant aux travailleurs/euses migrant(e)s titulaire(s) d’un visa de niveau 2.
 
La ministre de l'immigration Caroline Nokes avait à l’époque simplement répondu que « toute l’attention nécessaire serait accordée aux circonstances » et au cas par cas concernant le statut des personnels migrant(e)s ayant participé au mouvement.

La secrétaire générale de l'UCU Sally Hunt et le Chancelier du cabinet fantôme John McDonnell ont alors écrit un article soulignant que les travailleurs/euses migrant(e)s ont besoin de certitude absolue quant à leurs droits et demandant une « garantie écrite et sans équivoque » précisant que les jours passés à une action de grève légitime ne mettront pas en péril le statut d'immigration des travailleurs/euses migrant(e)s.

La semaine dernière, l'actuel ministre de l’intérieur Sajid Javid a répondu positivement à la demande du syndicat et déclaré qu'il « modifiera les lignes directrices et les règles en matière d’immigration pour les travailleurs/euses migrant(e)s (suivant les filières d’immigration 2 et 5) et leurs sponsors. Ce changement spécifique permettra d’ajouter l’action de grève légale à la liste des exceptions à la règle sur les absences non rémunérées pour les travailleurs/euses migrant(e)s »
La Secrétaire générale de l’UCU, Sally Hunt, a déclaré : « Le personnel international apporte une contribution essentielle à notre pays dans le secteur de l’enseignement supérieur et nous sommes ravi(e)s que ces personnes puissent désormais jouer un rôle professionnel à part entière, sans crainte de représailles. Tou(te)s les travailleurs/euses doivent pouvoir se joindre à leurs collègues pour défendre leurs droits en matière d'emploi.
 
« La grève n'est jamais prise à la légère, mais le manque de clarté signifiait que les travailleurs/euses migrant(e)s qui devaient prendre des congés pour d'autres raisons ne pouvaient pas prendre le risque d’y participer, de peur de mettre en péril leur droit à rester dans le pays. »

Source : article « Home secretary changes rules to ensure migrant workers can take strike action », UCU, le 12 juillet 2017.