A l'occasion de la journée mondiale de la Justice Sociale le 20 février, le syndicat universitaire UCU (University and College Union) soutient la mobilisation "Un jour sans nous" (One Day Without Us) qui invitent le plus grand nombre à célébrer la contribution des migrant(e)s au Royaume-Uni en participant à une action fédératrice. A 13h, tou(te)s les migrant(e)s et leurs "soutiens" sont invités à se prendre en photo en se tenant par le bras et/ou en brandissant des pancartes, et à l'afficher sur les réseaux sociaux en utilisant les mots-clés #ucu et #1DayWithoutUs.

Le syndicat a mis en ligne un mur virtuel qui recense en direct toutes les initiatives liées à la campagne #1DayWithoutUs: https://www.ucu.org.uk/onedaywithoutus

UCU invite également les supporters de l'initiative à demander à leur député de reconnaître et protéger l'énorme contribution du personnel universitaire et des étudiant(e)s de l'Union Européenne aux secteurs de l'enseignement supérieur et de la recherche au Royaume-Uni.

Cette action fait partie d'une campagne plus large du syndicat intitulée "Nous sommes internationaux" (We are international) et visant à défendre les droits des ressortissant(e)s de l'UE, suite au vote du Brexit et compte-tenu de ses implications. Toutes les branches locales sont invitées à prendre des mesures dans le cadre de cette mobilisation, en définissant leur propre politique locale en la matière, en recherchant et en promouvant des accords avec les principaux acteurs locaux (par exemple, la direction des universités, les syndicats d'étudiant(e)s, etc.) ainsi qu'en favorisant l'adhésion au syndicat des ressortissant(e)s de l'UE. Un guide pour les sections locales et les militants ainsi que du matériel de campagne (affiches, lettre-modèle à la direction de l'université, modèle de motion locale, etc.) sont disponibles sur le site internet de UCU.

 

 

Le Syndicat national de l'enseignement tertiaire (National Tertiary Education Union) condamne l'ordonnance du président américain Donald Trump suspendant l'entrée aux Etats-Unis des ressortissants de sept pays à majorité musulmane. Il partage les préoccupations exprimées par les universités et universitaires du monde entier quant à la menace directe que cet acte représente pour la liberté intellectuelle et académique ainsi que pour les échanges et la coopération scientifique.
Le syndicat a exhorté les universités australiennes à condamner ces attaques contre la libre circulation des étudiant(e)s et du personnel.
Une pétition nationale a été lancée qui invite les dirigeants des universités australiennes à soutenir la liberté académique, les droits de l'homme et l'équité dans la diversité, en:
Adoptant une position publique unie contre les politiques de l'administration Trump qui ciblent les étudiant(e)s étranger(e)s ou la liberté intellectuelle et les échanges de quelque manière que ce soit;
Soutenant les étudiant(e)s étranger(e)s des pays concernés en leur offrant davantage de places dans leurs établissements et en finançant des bourses supplémentaires.


Pour lire et signer cette pétition (en anglais): http://www.communityrun.org/petitions/cshow-the-world-that-middle-eastern-and-latin-american-students-are-welcome-here

 

Dans le cadre de ses efforts de promotion des droits des migrant(e)s et des réfugié(e)s en Espagne, le syndicat FECCOO mène une série de projets visant à renforcer les capacités des écoles dans ce domaine, en collaboration avec trois établissements scolaires de Catalogne, du Pays Basque et de la Communauté de Valence. Les différentes activités visent à sensibiliser et à responsabiliser les populations locales, à travers les enseignant(e)s, les étudiant(e)s et les associations de parents, afin de promouvoir une approche basée sur les droits et une attitude accueillante envers les adultes et les enfants déplacés.

A Mislata (Valence), le syndicat collabore avec l'IES La Morería dans une initiative «séance photo» à travers laquelle les adolescent(e)s sont invité(e)s à réfléchir sur la condition de réfugié, en enfilant un gilet de sauvetage et en essayant d'exprimer ce qu'il/elles ressentiraient s'il/elles devaient fuir leurs foyers et leurs pays, au risque de leur vie. Grâce à cette activité, les étudiant(e)s obtiennent des informations, réfléchissent et débattent sur les droits des réfugié(e)s et des personnes déplacées de force. L'ensemble de la communauté scolaire de l'IES La Morería participe et l'équipe du projet planifie des activités similaires en dehors de l'école pour multiplier son impact sur la population locale.


Conscient du pouvoir transformateur de l'éducation, FECCOO entend ainsi soutenir les enseignants locaux pour mobiliser leurs écoles, communautés et municipalités en faveur de tous les réfugié(e)s, des personnes déplacées de force, des apatrides, des demandeur/ses d'asile et des migrant(e)s.

 

 

Depuis l’automne 2016, cinq universités suédoises offrent une nouvelle formation en accéléré pour les enseignants et les enseignants du préscolaire migrants. Le gouvernement suédois a mis sur pied cette initiative en vue d’aider les primo-arrivants détenteurs de qualifications obtenues dans leur pays d’origine à s’intégrer au sein du marché du travail du pays d’accueil et à trouver un emploi dans les secteurs actuellement confrontés à une pénurie de travailleurs.


La formation comprend des cours de théorie et de langue suédoise donnés à l’Université, ainsi qu’un stage de 26 semaines dans l’enseignement scolaire ou préscolaire. Ces cours sont en partie donnés en arabes, afin d’assurer une assimilation rapide du système scolaire suédois. Cette initiative contribuera ainsi à une intégration sociale et économique rapide et fructueuse des enseignants migrants, à travers un programme d’éducation et de formation professionnelle.

 

Source: https://www.csee-etuce.org/fr/actualites/archive/1835-sweden-implements-fast-track-training-schemes-for-migrant-teachers-and-preschool-teachers-3

Publié la semaine dernière par Human Rights Watch (HRW), ce Rapport mondial révèle que chaque jour en 2015, près de 17.000 enfants ont dû fuir leur maison en raison des persécutions et des conflits. Si l’accès à l’éducation joue un rôle capital dans le bien-être physique et émotionnel des enfants, il s’apparente à une chimère pour ceux qui vivent en situation d’urgence.

Le Rapport s’appuie sur les données de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, qui révèlent que si la moitié des 3,5 millions d’enfants réfugiés dans le monde en âge d’aller à l’école primaire fréquentent les bancs de l’école, moins d’un quart des 1,95 million d’enfants en âge d’aller à l’école secondaire ont accès à l’éducation. La situation est encore plus préoccupante pour les filles: à l’échelle mondiale, seules sept filles réfugiées pour dix garçons bénéficient d’un enseignement secondaire.

L’enseignement primaire largement privilégié

D’après le rapport, si le nombre record de réfugié(e)s et de personnes déplacées à l’intérieur de leur pays aux quatre coins du monde a attiré l’attention sur la nécessité de garantir l’accès à l’éducation des enfants déplacés, les réponses humanitaires à la crise se sont en grande partie concentrées sur l’enseignement primaire, au détriment de l’enseignement secondaire.

Ainsi, un document publié en marge de ce rapport se penche exclusivement sur l’enseignement secondaire et aborde les problèmes spécifiques auxquels il se trouve confronté au regard des situations d’urgence, en particulier dans les pays où les conflits contraignent les enfants à se déplacer. Il poursuit en proposant des solutions à l’intention des pays d’accueil, des bailleurs de fonds et des organisations humanitaires, afin de promouvoir et de garantir l’enseignement secondaire dans les pays touchés par les crises ou les flux massifs de réfugié(e)s.

Le financement: autant un problème qu’une solution

S’ils sont à la source de ces problèmes, le financement et les politiques relatives aux réfugié(e)s constituent également des solutions pour les résoudre, postule le document. A l’échelle mondiale, moins de deux pour cent des fonds levés par les bailleurs sont consacrés à l’éducation en situation d’urgence. A cet égard, l’enseignement primaire se voit largement privilégié par rapport à l’enseignement secondaire. Enfin, il indique que l’allocation de ressources insuffisantes va de pair avec les politiques restrictives relatives aux réfugié(e)s mises en œuvre par les pays d’accueil, qui frappent encore plus durement les enfants à l’heure où ils entrent dans l’adolescence.